Taxonomie des Procaryotes
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Synonymes
         
Frankinae , Glyomicinae, Catelunisporinae, Actinopolysporineae et Kineosporineae, Sous Ordres XIII à XVII des Actinomycetales,
Ordre I des Actinobacteridae, Sous Classe V des Actinobacteria,
Classe I du Phylum BXVI du Domaine Bacteria
  CI. Methanobacteria
CII. Methanococci
CIII. Methanomicrobia
  CIV. Halobacteria
CV. Thermoplasmata
CVI. Thermococci
CVII. Archaeoglobi
CVIII. Methanopyri
CIX. Nanoarchaeota
AIV. Nanoarchaeota
AV. Thaumarchaeota
 
   
   
   
   
    OVI. Rhizobiales
    OVII. Kordiimonadales,
OVIII. Parvulaculales
OIX. Sneathiellales
  CII. Beta-Proteobacteria
   
   
 
   
    OIII. Xanthomonadales
OIV.Cardiobacteriales
   
   
   
   
   
 
   
   
    OIV.Desulfomonadales
OV.Desulfarcales
   
   
 
   
   
  CVI. Zeta-Proteobacteria
 
    OI_1. Clostridiales
    OI_2. Clostridiales
    OII. Thermanaero-bacteriales
    OIII.Halanaerobiales
OIV.Natranaerobiales
  CII. Negativicutes
 
    OI. Bacillales
    OII. Lactobacillales
  CIV. Thermolithobacteria
  CV. Erysipelotrichi
  SCI. Acidimicrobidae
SCII. Rubrobacteridae
SCIII. Coriobacteridae
  SCIV. Actinobacteridae
SOI. Actinomycinae
SOII. Micrococcinae
  SOVII.Corynebacterinae
SOVIII.Micromonosporinae
  SOIX. Propionibacterinae
SOX. Pseudocardinae
  SOXI. Streptomycinae
SOXII.Streptosporanginae
  SOXIII. Frankinae
SOXIV. Glyomicinae
SOXV. Catelunisporinae
  OII. Bifidobacteriales
SCV. Nitriliruptoridae
 
 
 
 
BXXVIII. Caldiserica
BXXIX. Elusimicrobia
BXXX. Armatimonadetes
   

















1. Propriétés du Phylum

2. Taxonomie des Frankinae , Glyomicinae, Catelunisporinae, Actinopolysporineae et Kineosporineae

Phylum BXVI. Actinobacteria

Classe I. Actinobacteria

Sous-Classe V. Actinobacteridae

Ordre I. Actinomycetales

Sous-Ordre XIII. Frankineae

Famille I. Frankiaceae: Frankia

Famille II. Acidothermaceae: Acidothermus

Famille III. Geodermatophilaceae: Geodermatophilus, Blastococcus, Modestobacter

Famille IV. Nakamurellaceae : Nakamurella, Humicoccus, Microsphaera, Saxeibacter

Famille V. Sporichthyaceae: Sporichthya

Famille VI. Cryptosporangiaceae : Cryptosporangium

Frankineae non classées: Fodinicola, Motilibacter

Sous-Ordre XIV. Glycomycineae

Famille I. Glycomycetaceae: Glycomyces, Haloglycomyces, Stackebrandtia

Sous-Ordre XV. Catenulisporineae

Famille I. Catenulisporaceae : Catenulispora

Famille II. Actinospicaceae: Actinospica

Sous-Ordre XVI. Actinopolysporineae

Famille I. Actinopolysporaceae: Actinopolyspora

Sous-Ordre XVII. Kineosporiineae

Famille I. Kineosporiaceae: Kineosporia, Angustibacter, Kineococcus, Pseudokineococcus, Quadrisphaera

Sous-Ordre XVIII. Jiangellineae

Famille I. Jiangellaceae: Jiangella, Haloactinopolyspora

Ordre II. Bifidobacteriales

 

3. Descrition des genres de Frankinae , Glyomicinae et Catelunisporinae


Phylum BXVI. Actinobacteria

  Classe I. Actinobacteria

Sous-Classe I. Acidimicrobidae

Ordre I.Acidimicrobiales

Sous-Ordre XIII. Frankineae

Famille I. Frankiaceae

Frankia (B. Franck, microbiologiste suisse)

Il forme des nodules symbiotiques fixateurs d'azote atmosphérique sur les racines d'angiospermes non-légumineuses des ordres suivants: Casuarinales, Myricales, Fagales (aulne), Rhamnales, Coriariales, Rosales et Cucurbitales. Un vrai mycélium septé et branché (0,5-1,0 microns de diamètre) se développe dans les cellules hôtes du nodule. Dans la périphérie, les extrémités des hyphes portent des renflements en crosse ou massue (2-3 microns) qu'on appelle vésicules; elles sont associées étroitement à la fixation de N2. Le mycélium peut se fragmenter en bactéroïdes à l'intérieur des cellules hôtes. C'est la forme de dormance ou de propagation de l'organisme. Cobalt et molybdène sont indispensables pour l’activité fixatrice de N2.
 
 

     Casuarina equisetifolia (Sénégal)                  Nodules de Casuarina
Clichés P. Roger et Y. Dommergues, IRD

Ces organismes ont été isolés en culture pure pour la première fois en 1978. En milieu liquide, Frankia forme des colonies floconneuses de taille variable, qui tendent à s'agréger. La croissance est très lente. Il y a également formation de sporanges de 6 à 20 microns constitués par des amas de spores de 1,5 à 3 microns de diamètre, chez certaines espèces seulement (spores +). L'infection des racines se fait par l'intermédiaire des poils absorbants qui se recourbent en crosse. Frankia développe des hyphes infectieuses qui envahissent le cortex des poils absorbants en s'y ramifiant. Il y a formation d'un nodule primaire par divisions des cellules du cortex ainsi que des primordiums latéraux qui s'hypertrophient pour donner des lobes ou rhizothamnion. Les nodules peuvent atteindre 10 cm de diamètre. Dans la symbiose plantes actinorhiziennes-Frankia, il existe une spécificité hôte-souche. Le spectre d'hôtes est large ou restreint suivant les souches. Le genre comporte une seule espèce reconnue, Frankia alni qui nodule l'aulne.


Filaments de Frankia sur gélose
Cliché Y. Dommergues, ORSTOM

 

Famille II. Acidothermaceae

Acidothermus

Bâtonnets fins à long filament (0,4 x 5-20 microns), non mobiles, Gram négatif à variable. Aérobies prototrophes utilisant les sucres. Catalase positive. Thermophiles (37-70 °C, opt. 50-60 °C). Acidophiles (pH 3,5-7, opt. 5). ADN: 60-61 mol % G+C. Une espèce cellulolytique isolée d’une source chaude acide du parc de Yellowstone aux E.U., Acidothermus cellulolyticus.

Famille III. Geodermatophilaceae

Geodermatophilus

Thalle en forme de tubercule muriforme se transformant entièrement en sporange (halocarpique), contenant des cellules cubiques (0,5-2 microns) non mobiles qui sont libérées lorsque les conditions sont favorables. Certaines de ces cellules peuvent donner des zoospores ellipsoïdes ou lancéolées, mobiles par une touffe de longs flagelles. Ces spores peuvent redonner un thalle par germination ou un filament branché et irrégulièrement septé (pseudomycélium). Le contenu de ce filament se divise tout d'abord transversalement par des septums qui n'affectent pas la paroi externe. Puis, des septums horizontaux et verticaux sont formés dans des plans longitudinaux pour donner des rangées de cellules cubiques. Pas de mycélium aérien. Paroi de type III sans madurose. Aérobies du sol. Une seule espèce, Geodermatophilus obscurus.

Blastococcus

Cellules coccoïdes (0,3-1,5 x 0,5-3 microns), se multipliant par bourgeonnement et multiples fissions, pléomorphes, formes variées agrégées. Mobiles par un flagelle latéral, Gram positif. Aérobies hétérotrophes. Produisent de l’acide sans gaz sur sucres. Croissance entre 10 et 37 °C (opt. 25 °C) et 0-50 g/l de NaCl (opt. 1,50 g/l). Une espèce isolée de la mer Baltique, Blastococcus aggregatus.

Modestobacter

Bâtonnets courts ou coques (1-2,8 x 1-3 microns), souvent agrégés, formant des filaments courts et multiseptés, non sporulés, multiplication par bourgeonnement. Gram positif. Colonie beige à rose. Aérobies hétérotrophes et oligotrophes. Catalase et oxydase positives. Utilisent des sucres et des acides organiques, réduisent le nitrate. Psychrotolérants. Quinone respiratoire majeure MK-9(H4). Croissance entre 0 et 28 °C et pH 3-12. ADN: 68-70 mol % G+C. Deux espèces dont Modestobacter multiseptatusisolée dans l’Antartique.

Famille IV. Nakamurellaceae (ex Microsphaeraceae)

Nakamurella (Kazonuri Nakamura, microbiologiste japonais)

Coques (diamètre 0,8-3 microns), isolées ou en amas, non mobiles. Gram positif. Aérobies chimio-organotrophes, catalase positive, oxydase négative. Utilisent les sucres et les alcools. Croissance lente, optimale à 25 °C et pH 7. Temps de division: 11 h. ADN: 68 mol % G+C. Une espèce isolée d’un réacteur aérobie à boues activées, Nakamurella (ex Microsphaera) multipartita.

Humicoccus (L. humus, le sol)

Coques (diamètre 0,6-1,2 microns), Gram positif. Colonie circulaire, convexe, lisse, luisante, jaunâtre, de 1-1,8 mm de diamètre. Aérobies chimio-organotrophes. Utilisent quelques sucres. Hydrolysent la gélatine. Sucres de paroi: galactose, mannose, xylose et rhamnose. Lipides polaires majeurs: diphosphatidylglycérol, phosphatidyléthanolamine et phosphatidyldiméthyléthanolamine. Ménaquinones prédominantes: MK-8(H4) et MK-9(H4). Croissance entre 4 et 32 °C, pH 5 à 8,5 (opt. 6-7) et en l'absence de NaCl (< 50 g/l).  ADN: 73 mol % G+C. Une seule espèce isolée du sol, Humicoccus flavidus.

Microsphaera = Nakamurella
 

Saxeibacter (L. saxeus, de roche)

Bâtonnets courts (0,4-0,7 x 0,9-1 microns), pas de formation de mycélium, non mobiles, Gram positif. Acide meso-diaminopimélique dans le peptidoglycan. Sucres totaux cellulaires: glucose, rhamnose, xylose, ribose et arabinose. Colonie crème, circulaire, lisse et convexe, de 0,5-1 mm de diamètre. Aérobies stricts, oxydase négative, catalase positive. Utilisent L-arabinose, myo-inositol et méthyl alpha-D-mannoside. Hydrolysent l'ADN. Réduction du nitrate en nitrite. Ménaquinone majeure MK-8(H4). Croissance entre 4-37°C, à pH 5,1-9,1 et jusqu'à 30 g/l de NaCl. ADN : 74 mol % G+C. Une seule espèce isolée d'une pierre de colline en Corée, Saxeibacter lacteus.

Famille V.Sporichthyaceae

Sporichthya

Pas de mycélium interne. Gram positif. Spores en courtes chaînes blanc-grisâtre. Spores ovales ou coccoïdes (1,3-2 microns de diamètre), mobiles. Croissance optimale à 20-30 °C (15-37 °C). Réduisent le nitrate en nitrite. Aérobies stricts utilisant les sucres. ADN: 71 mol % G+C. Deux espèces, dontSporichthya polymorpha.

Famille VI. Cryptosporangiaceae

Cryptosporangium

Mycélium avec hyphes branchées, non fragmenté, Gram positif. Les sporanges et les hyphes aériennes s’agrègent. Spores mobiles. Aérobies stricts. Croissance optimale à 20-25 °C. Mycélium végétatif jaune à orangé et hyphes aériennes blanches. ADN: 70 mol % G+C. Deux espèces isolées du sol, dont Cryptosporangium arvum.

Frankineae non classées

Fodinicola (L. fodina, mine; L. incola, habitant)

Mycélium interne branché. Mycélium aérien blanc et branché.Les hyphes aériennes se fragmentent en bâtonnets irréguliers.Le peptidoglycan de paroi contient meso-A2pm, alanine, glycocolle et acide glutamique. L'acide muramiqsue est N-acétylé. Les sucres cellulaires sont le xylose et des traces d'un composé inconnu. Colonie beige à orange. Production possible de pigments diffusibles. Gram positif. Aérobies stricts, chimio-organotrophes.Catalase positive, oxydase négative. Utilisent certains sucres.Phospholipides complexes: DPG, PME, PS, PI et autres inconnus. Ménaquinones prédominantes: MK-9(H4), MK-9(H6) et MK-9(H8).Croissance à 20-28°C, pH 5-6 et 10 g/l NaCl.  ADN: 65 mol % G+C. Une seule espèce isolée d'une mine en Allemagne, Fodinicola feegrottensis.

Motilibacter (L. motilis, mobile; L. bacter (du G bakterion), un bâtonnet)

Bâtonnets (0,6 0,7 x 1,9-2,4 microns), mobiles, Gram positif. L’acide diaminé du peptidoglycane de la paroi est le LL-DAP. Les sucres cellulaires totaux majeurs sont le glucose, galactose et xylose. Le type acyl de la muréine est N-glycolylé. Colonie orange, circulaire, opaque, à bord entier, de 1à 2 mm de diamètre après 5 jours d’incubation à 30°C sur milieu ISP 2. Bonne croissance sur milieu ISP 2 et NA, mais pas sur TSA. Aérobies stricts, oxydase négative, catalase positive. Le mélézitose est utilisé comme seule source de carbone et d’énergie. Acide produit sur méthyl-alpha-D-glucoside, saccharose et tréhalose, mais pas sur D-arabinose, L arabinose, cellobiose, dextrane, D-fructose, D-glucose, Iactose, maltose, D-mannose, D-mélézitose, mélibiose, méthyl alpha-D-mannoside, raffinose, L-rhamnose, L-ribose, salicine, L-sorbose, D-xylose, adonitol, dulcitol, meso-érythritol, glycérol, myo- inositol, D-mannitol ou xylitol. Ne décomposent pas l’hypoxanthine, DL-tyrosine et xanthine. Esculine hydrolysée, mais pas carboxyméthyl-cellulose, caséine, ADN, amidon et urée. Tests négatifs sur API 20NE: réduction du nitrate, liquéfaction de la gélatine, production d’indole et d’H2S, fermentation du glucose, arginine dihydrolase et uréase. Tests positifs : phosphatase alcaline, leucine arylamidase, phosphatase acide, naphthol-AS-BI-phosphohydrolase, alpha-galactosidase, beta-galactosidase, alpha-glucosidase et beta-glucosidase. Tests négatifs : estérase (C4), estérase lipase (C8), lipase (C14), valine- et cystine arylamidases, trypsine, alpha-chymotrypsine, N-acétyl-beta-glucosaminidase, alpha-mannosidase et alpha-fucosidase. La ménaquinone majeure est la MK 9(H4). Les lipides polaires sont le diphosphatidylglycérol, la phosphatidylcholine et le phosphatidylinositol. Croissance optimale à 30°C (20-37°C), pH 6,1-7,1 (5,1-7,1) et avec moins de 10 g/l NaCI. ADN : 73 mol % G+C. Une seule espèce isolée d’un sol rhizosphérique en Corée, Motilibacter peucedani.

Sous-Ordre XIV. Glycomycineae

Famille I. Glycomycetaceae

Glycomyces (G. glykys, doux; G. mykes, champignon)

Hyphes fines (0,4 micron de diamètre), longues et très branchées, blanches à rosâtres. Spores ovales à sphériques, isolées ou en chaînes. Mycélium aérien parfois absent. Gram positif. Paroi de type II. Aérobies, catalase positive. Chimio-organotrophes. Croissance sur milieu riche entre 10 et 40 °C. Produisent de l’acide sur sucres. ADN: 71-73 mol % G+C. Trois espèces isolées du sol, dont Glycomyces harbinensis.

Haloglycomyces (G., hals, sel ; L. Glycomyces, nom de genre bactérien)

Mycélium aérien blanc bien développé et mycélium de substrat blanc-jaune à jaune-orangé, branché et fragmenté en courts ou longs bâtonnets de 0,45 microns de diamètre, Gram positif. Sucres cellulaires totaux : ribose, xylose et glucose. Contiennent de l’acide méso-diaminopimélique. Aérobies strictes, oxydase négative et catalase positive. Chimiolithoautotrophes, croissance sur sucres. Hydrolysent amidon et gélatine. Ménaquinone majoritaire MK-9(H4). Lipides polaires: diphosphatidylglycérol, phosphatidylglycérol, phosphatidylethanolamine, phosphatidylinositol mannosides, phosphatidylinositol, deux phosphoglycolipides et un phospholipide inconnus. Halophiles. Croissance optimale à 37°C(15-40°C), pH 7-7,5 (5-9) et 80-120 g/l NaCl (30-180 g/l). ADN : 61 mol % G+C. Une seule espèce isolée d’un lac hypersalé de Chine, Haloglycomyces albus.

Stackebrandtia  (Erko Stackebrandt, microbiologiste allemand)

Actinomycètes non mobiles, Gram positif. Mycélium jaunâtre dans le substrat et branché, mycélium aérien blanc à jaunâtre sur certains milieux de culture. Colonie blanche à jaune pâle. La paroi cellulaire contient de l’acide meso-diaminopimélique et de l’acide N-glycolylmuramique. Menaquinones majeures MK-10(H4), MK-10(H6), MK-11(H4) et MK-11(H6). Sucres de paroi : ribose et inositol avec traces d’arabinose et mannose. Phospholipides majeurs : diphosphatidyl-glycérol, phosphatidyl-glycérol et deux phospholipides inconnus. Aérobies stricts. Catalase et phosphatase positives. Utilisent faiblement certains acides organiques. Production d’acide sur sucres. Nitrate faiblement réduit. Hydrolysent l’allantoïne, la caséine, l’esculine, la gélatine, l’hypoxanthine, l’amidon et la tyrosine. Croissance entre 15-37°C et 40-90 g/l NaCl. ADN : 72 mol % G+C. Une seule espèce isolée d’un sol des Bahamas, Stackebrandtia nassauensis.

 

  Sous-Ordre XV. Catenulisporineae

Famille I. Catenulisporaceae

Catenulispora (L. catenula, petite chaîne)

Organismes formant des hyphes branchées. Mycélium végétatif non fragmenté, brunâtre et hyphes aériennes courtes, droites à flexueuses, blanchâtres puis jaunes à vertes avec l’âge, produisant des chaînes de plus de 20 arthrospores cylindriques et rugueuses (0,5 x 0,4-1 microns); pas d’éléments mobiles. Gram positif. Aérobies, catalase positive. Bonne croissance sur divers milieux avec une préférence sur extrait de levure-malt agar et tyrosine agar acide. Utilisent glucose, arabinose, xylose, mannitol, fructose et glycérol. Production d’H2S. Hydrolysent amidon, caséine et gélatine. Le peptidoglycan contient l’acide LL-diamino-pimelique, la glycine, l’acide glutamique et l’alanine. Les sucres cellulaires sont le glucose, le xylose, le ribose, le rhamnose et l’arabinose. Quinones prédominantes, MK-9(H6) et MK-9(H4). Acidophiles et mésophiles, croissance optimale à 22-28°C (11-37°C) et pH 6 (4,3-6,8). Tolèrent jusqu’à 30 g/l de NaCl. ADN : 71 mol % G+C. Une seule espèce isolée d’un sol forestier tempéré, Catenulispora acidiphila.

Famille II. Actinospicaceae

Actinospica (G. actino, rayon ; L. spica, touffe)

Mycélium végétatif non fragmenté. Mycélium aérien sous forme d’hyphes droites à légèrement flexueuses, produisant des chaînes de spores cylindriques et plus ou moins rugueuses (0,6-,08 x 1-1,2 microns); les touffes sont produites sur de très courts sporophores qui se divisent en quelques hyphes sporogènes. Pas d’éléments mobiles. Gram positif. Aérobies, catalase positive. Bonne croissance sur divers milieux avec une préférence sur extrait de levure-malt agar et tyrosine agar acide. Production d’H2S. Le peptidoglycan contient l’acide 3-hydroxydiamino-pimélique. Les sucres cellulaires sont le mannose et le rhamnose et d’autres sucres selon les espèces. Quinones prédominantes, MK-9(H4), MK-9(H6) et MK-9(H8). Acidophiles et mésophiles, croissance optimale à 22-28°C (17-33°C) et pH 5-5,5 (4,2-6,2). Tolèrent plus ou moins 10 g/l de NaCl. ADN : 69-71 mol % G+C. Deux espèces isolées d’un sol forestier tempéré dont Actinospica robiniae.

 

Sous-Ordre XVI. Actinopolysporineae

Famille I. Actinopolysporaceae

Actinopolyspora

Les caractéristiques morphologiques et biochimiques de cet actinomycète le distinguent des autres genres qui possèdent une paroi cellulaire de type IV. Des concentrations élevées de NaCl sont nécessaires pour sa croissance et il peut croître dans du NaCl à saturation. La plus faible concentration permettant une croissance en milieu liquide est 120 g/l, et sur milieu solide, 100 g/l. Les colonies qui se développent en plus faibles concentrations salines comportent des espaces vides ressemblant à des plaques virales. Aucune croissance si un milieu contient 300 g/l de KCl au lieu de NaCl. Cet organisme peut croître dans un milieu simple contenant des sels de NH4+ comme source d'azote et différents sucres ou autres composés comme source de carbone. Bien que ses exigences en sel soient presque aussi grandes que les bacilles et les cocci extrêmement halophiles, il en diffère en ce qu'il contient de l'acide diaminopimélique et par sa sensibilité au lysozyme; ces deux propriétés suggèrent qu'il possède une paroi cellulaire mucopeptidique. De plus, il contient certains phospholipides communs aux autres actinomycètes, mais il ne contient aucune liaison éther phytanyl lipidique caractéristique des bactéries extrêmement halophiles. Forment des chaînes de 20 spores ou plus sur le mycélium aérien. Les hyphes âgées peuvent également se fragmenter. Absence de lipides liés au phytanyl éther caractéristiques des autres bactéries halophiles extrêmes. Le lipide principal est la phosphatidylcholine. Présence de deux phospholipides et glycolipides inconnus. Composition en acides gras similaire à certaines espèces de Nocardia. Utilisent rhamnose, fructose, xylose, arabinose, mannitol et inositol comme sources de carbone. Hydrolysent Tween, caséine et gélatine. Sensibles au lysozyme et résistants à la pénicilline. ADN: 64 mol % G+C. Trois espèces, dont l’espèce type halophile isolée comme contaminant d'un milieu de culture contenant 250 g/l de NaCl, Actinopolyspora halophila.

Sous-Ordre XVII. Kineosporineae

Famille I. Kineosporiaceae

Kineosporia

Les colonies sur agar perdent leur mycélium aérien, forment des projections centrales avec des hyphes végétatives radiales accompagées occasionnellement de grappes de spores dans l’agar. Les spores sphériques à ovoïdes ou pyriformes (diamètre 1-2 microns), sont unies en chaînons ou nœuds autour de la projection centrale ou isolées ou en agrégats à l’extrémité des hyphes. Mobiles par une touffe de flagelles polaires. ADN: 69 mol % G+C. Cinq espèces, dont Kineosporia aurantiaca.

Angustibacter (L. angustus, étroit)

Coques à bâtonnets (0,3-0,5 x 0,3-2 à 5 microns), non mobiles, non sporulés, Gram positifs. Peptidoglycane de type A (Al-gamma) contenant l’acide meso-diaminopimélique, alanine et acide glutamique. Les sucres de paroi sont le galactose, glucose et ribose. Les acides mycoliques sont absents. Colonie orange. Anaérobies facultatifs, catalase positive. Utilisent arbutine, cellobiose, esculine, citrate ferrique, L-fructose, gentiobiose, D-glucose, glycérol, lactose, D-lyxose, maltose, D-mannose, mélibiose, D-raffinose, L-rhamnose, L-ribose, salicine, amidon, saccharose, tréhalose, turanose et D-xylose mais pas D-adonitol, amygdaline, D-arabinose, L-arabinose, D-arabitol, L-arabitol, dulcitol, érythritol, D-fucose, L-fucose, D-galactose, 5-céto-gluconate, méthyl A-D-glucopyranoside, N-acétylglucosamine, glycogène, inositol, inuline, D-mannitol, D-mélézitose, méthyl A-D-mannopyranoside, D-sorbitol, L-sorbose, D-tagatose, méthyl B-D-xylopyranoside, xylitol et L-xylose. B-galactosidase, A-glucosidase, hydrolyse de l’esculine, de la gélatine, esterase lipase (C-8), leucine aminopeptidase, cystine aminopeptidase, phosphatase acide et A-galactosidase positifs dans le système API ZYM; les tests pour pyrazinamidase, pyrrolidonyl arylamidase, B-glucuronidase ,N-acétyl-B-glucosaminidase, hydrolyse de l’urée, phosphatase alcaline, estérase (C-4), valine aminopeptidase, trypsine, chymotrypsine, phosphohydrolase, A-mannosidase et A-fucosidase sont négatifs. Réduction du nitrate négative. Ménaquinone majeure MK-9(H4). Les phospholipides comprennent le diphosphatidylglycérol, le phosphatidylglycérol, le phosphatidylinositol et le phosphatidylinositol mannoside. Croissance entre 5 et 30°C, pH 6 à 8 (opt. 6-7) et moins de 10 g/l NaCl. ADN : 71 mol % G+C. Une seule espèce isolée d’un sol forestier subarctique, Angustibacter luteus.

Kineococcus (G. kinesis, mouvement)

Coques (diamètre 1-1,5 microns), en paires, tétrades ou amas, mobiles par une touffe de flagelles. Gram positif. Colonie orangé. Aérobies stricts, catalase positive et oxydase négative. Production d’acide sur sucres. Croissance optimale à 27 °C. ADN: 74 mol % G+C. Une espèce isolée du sol, Kineococcus aurantiacus.

Pseudokineococcus

Cellules sphériques de 1,0-1,5 microns de diamètre, en paires, tétrades ou amas, mobiles par une touffe de flagelles, non sporulées, Gram positif. L’acide diaminé du peptidoglycane est l’acide meso-diaminopimélique. Colonie circulaire, rugueuse et orange. Aérobies stricts, catalase positive et oxydase négative. Nitrate non réduit en nitrite. Acide produit sur glucose et quelques autres sucres. Esculine hydrolysée. Produisent phosphatase alcaline, estérase (C1), estérase lipase (C8), leucine arylamidase, trypsine, phosphatase acide, naphthol-AS-BI-phosphohydrolase, beta-galactosidase, alpha- et beta-glucosidase, N-acétyl-beta-glucosaminidase et alpha-mannosidase. La ménaquinone majeure est MK-9(H2). Acides mycoliques absents. Les phospholipides caractéristiques du genre sont le phosphatidylglycérol, le diphosphatidylglycérol et le phosphatidylinositol. Croissance optimale à 28-30°C (6-37°C) et 0-30 g/l NaCl (0-70 g/l). ADN : 77 mol % G+C. Deux espèces décrites dont Pseudokineococcus Iusitanus isolée d’une tuile de toit au Portugal.

Quadrisphaera (L. quadro, quatre ; L. sphaera, sphère)

Larges coques (1,2-3 microns de diamètre), en tétrades, non mobiles, Gram positif. Aérobies stricts, oxydase négative, catalase positive. Utilisent dextrines, sucres et quelques acides organiques et aminés. Hydrolysent les Tweens 40 et 80. Tests négatifs : production d’H2S et d’indole, Voges-Proskauer et réduction du nitrate. Ménaquinone majeure MK-8(H2). Croissance entre 15-40°C (opt. 37°C) et à pH 5-9 (opt. 7,5). ADN : 75 mol % G+C. Une seule espèce isolée de boues activées, Quadrisphaera granulorum.

Sous-Ordre XVIII. Jiangellineae

Famille I. Jiangellaceae

Jiangella  (Cheng-Lin Jiang, microbiologiste chinois)

Fragments du mycélium dans le substrat sous forme de bâtonnets courts ou allongés dans la phase initiale de croissance. Mycélium aérien bien différencié sans formation de spores. Gram positif. Colonie blanche à jaune pâle. La paroi cellulaire contient du LL-A2pm comme acide diaminé du peptidoglycan. Menaquinone majeure MK-9(H4). Sucres de paroi : glucose et ribose. Lipides polaires majeurs diphosphatidyl-glycérol, phosphatidyl-inositol et phosphatidyl-inositol mannosides. Aérobies stricts. Utilisent certains sucres. Nitrate non réduit. Hydrolysent la gélatine et l’urée. Coagulation du lait et peptonisation positives. Croissance optimale à 28°C et pH 7-8. ADN : 70 mol % G+C. Une seule espèce isolée d’un sol désertique de Chine, Jiangella gansuensis.

Haloactinopolyspora (G. hals, haloes, sel; G. actis, actinos, un rayon; G. poly, plusieurs; G. spora, une spore)

Actinomycètes filamenteux Gram positif. Le mycélium de substrat se fragmente en éléments en forme de bâtonnets tandis que le mycélium aérien présente de longues chaines de spores et forme un pseudosporangium ; les spores rhiziformes s’aggrègent à maturité. Les hydrolysats de cellule contiennent LL-DAP, alanine, glycocole et acide glutamique comme acides aminés de paroi; glucosamine, glucose, galactose, mannose et arabinose sont les sucres majeurs de paroi. Aérobies stricts, halophiles modérés. Hydrolysent esculine, Tweens 40, 60 et 80 mais pas caséine, amidon, dextrine, chitine, Tween 20 et urée. Tests de peptonisation du lait et coagulation positifs, mais liquéfaction de la gélatine, réduction du nitrate, hydrolyse de l’amidon et production d’H2S et de mélanine négatifs. Cellobiose, dulcitol, D-fructose, inositol, lactose, maltose, D-mannose, rhamnose, saccharose, sorbitol et tréhalose sont utilisés comme seule source de carbone, mais pas érythritol, galactose, D-glucose, glycérol, glycine, mannitol, raffinose, D-ribose, propionate, citrate trisodique, xylitol et D-xylose. Adénine, L-arginine, L-histidine, hypoxanthine, L-lysine, L-méthionine, L-proline, L-sérine et L-thréonine sont utilisées comme seule source d’azote, mais pas L-alanine, D-arabinose, L-asparagine, L-phénylalanine, L-tyrosine et xanthine. Sur API ZYM, phosphatase alcaline, estérase (C4), estérase lipase (C8), lipase (C14), alpha- et beta-galactosidase, alpha- et beta-glucosidase, alpha-mannosidase et N-acétyl-beta-glucosaminidase sont positives; phosphatase acide, alpha-chymotrypsine, cystine arylamidase, alpha-fucosidase, beta-glucuronidase, leucine arylamidase, naphthol-AS-BI-phosphohydrolase, trypsine et valine arylamidase sont négatives. Les lipides polaires sont le diphosphatidylglycérol, le phosphatidylinositol, les phosphatidylinositol mannosides, un phosphoglycolipide inconnu, un phospholipide inconnu et un glycolipide inconnu. La ménaquinone prédominante est la MK-9 (H4). Croissance optimale à 28–37°C (15–45°C), pH 7,0–8,0 (4,0–9,0) et 100–150 g/l NaCl (70–230 g/l). ADN : 70–71 mol% G+C. Une seule espèce isolée d’un lac salé de Chine, Haloactinopolyspora alba.



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