Taxonomie des Procaryotes
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Synonymes
         

Rickettsiales
Ordres II des
Alpha-proteobacteria, Classe 1 des Proteobactéries,
Phylum BXIII du Domaine bacteria

  CI. Methanobacteria
CII. Methanococci
CIII. Methanomicrobia
  CIV. Halobacteria
CV. Thermoplasmata
CVI. Thermococci
CVII. Archaeoglobi
CVIII. Methanopyri
CIX. Nanoarchaeota
AIV. Nanoarchaeota
AV. Thaumarchaeota
 
   
   
   
   
    OVI. Rhizobiales
    OVII. Kordiimonadales,
OVIII. Parvulaculales
OIX. Sneathiellales
  CII. Beta-Proteobacteria
   
   
 
   
    OIII. Xanthomonadales
OIV.Cardiobacteriales
   
   
   
   
   
 
   
   
    OIV.Desulfomonadales
OV.Desulfarcales
   
   
 
   
   
  CVI. Zeta-Proteobacteria
 
    OI_1. Clostridiales
    OI_2. Clostridiales
    OII. Thermanaero-bacteriales
    OIII.Halanaerobiales
OIV.Natranaerobiales
  CII. Negativicutes
 
    OI. Bacillales
    OII. Lactobacillales
  CIV. Thermolithobacteria
  CV. Erysipelotrichi
  SCI. Acidimicrobidae
SCII. Rubrobacteridae
SCIII. Coriobacteridae
  SCIV. Actinobacteridae
SOI. Actinomycinae
SOII. Micrococcinae
  SOVII.Corynebacterinae
SOVIII.Micromonosporinae
  SOIX. Propionibacterinae
SOX. Pseudocardinae
  SOXI. Streptomycinae
SOXII.Streptosporanginae
  SOXIII. Frankinae
SOXIV. Glyomicinae
SOXV. Catelunisporinae
  OII. Bifidobacteriales
SCV. Nitriliruptoridae
 
 
 
 
BXXVIII. Caldiserica
BXXIX. Elusimicrobia
BXXX. Armatimonadetes
   

















1. Propriétés de la Classe

Fonctions: fermentaires, saprophytes, dénitrifiants, méthylotrophes, fixateurs d ’azote, pathogènes
Morphologie: coques, bâtonnets, spirilles
Croissance: aérobies, anaérobies facultatives ou strictes, mésophiles
Nutrition: chimioorganotrophes, photosynthétiques
Habitat: ubiquistes, pathogènes

Les propriétés sont décrites au niveau des ordres et des familles

2. Taxonomie des Rickettsiales

Phylum BXIII. Proteobacteria

Classe I. Alpha-Proteobacteria

Ordre I. Rhodospirillales

Ordre II. Rickettsiales

Famille I. Rickettsiaceae: Rickettsia, Orientia

Famille II. Anaplasmataceae: Anaplasma, Aegyptianella, Cowdria, Ehrlichia, Neoehrlichia, Neorickettsia, Wolbachia

Famille III. Holosporaceae: Holospora, Odyssella

Rickettsiales non classées: Caedibacter, Lyticum, Pseudocaedibacter, Symbiotes, Tectibacter

Ordre III. Rhodobacterales

Ordre IV. Sphingomonadales

Ordre V. Caulobacterales

Ordre VI. Rhizobiales

Ordre VII. Kordiimonadales

Ordre VIII. Parvularculales

Ordre IX. Sneathiellales

Alpha-Proteobacteria non classées


Phylum BXIII. Proteobacteria

Classe I. Alpha-Proteobacteria

Ordre I. Rhodospirillales

Ordre II. Rickettsiales

Il regroupe des bactéries souvent polymorphes, en bâtonnet ou en coque, sans flagelle, se multipliant uniquement dans les cellules d'un hôte. Ce sont des parasites ou des mutualistes. Les parasites peuvent provoquer des maladies chez l'homme, les vertébrés et les invertébrés. Les mutualistes se développent essentiellement chez les insectes. L'ordre est divisé en trois familles selon la structure trilamellaire de la paroi cellulaire, la croissance axénique, l'association avec des cellules de vertébrés (cellules nuclées et érythrocytes).

Famille I. Rickettsiaceae

Elle regroupe des petits organismes pléomorphes habituellement intracellulaires, rencontrés chez les arthropodes et pathogènes pour l'homme et certains autres vertébrés. Ces organismes sont souvent associés aux tissus des arthropodes, en position intracellulaire. Les espèces pathogènes des vertébrés n'ont pas encore été cultivées sur milieu sans cellules. Elles sont parasites chez l'homme et d'autres vertébrés causant des maladies (le typhus entre autres) qui sont transmises par des arthropodes (poux, mouches, tiques et mites) et rarement par des vertébrés. Certaines espèces sont confinées chez les vertébrés (rats) comme pathogènes ou symbiotes.

Rickettsia (H.T.Ricketts, un microbiologiste qui associa le premier ces organismes avec le typhus dont il mourut)

Petits bâtonnets (0,3-0,5 x 0,8-2 microns), souvent entourés d'une couche de protéines (microcapsule) et d'une couche de mucus. Organismes aérobies non mobiles, parasites obligatoires, se développant dans le cytoplasme et parfois le noyau des cellules hôtes, mais pas les vacuoles. Généralement instables hors de l'hôte ; la stabilité est accrue par certaines protéines, le saccharose et les réactifs qui maintiennent l'intégrité de la paroi cellulaire. Ces organismes tirent leur énergie du métabolisme du glutamate par l'intermédiaire du cycle de Krebs mais sont incapables d'utiliser le glucose. Ils transportent et métabolisent les composés phosphorylés mais ne synthétisent ni ne dégradent les nucléosides monophosphates. Leur cycle naturel implique généralement un hôte vertébré et un invertébré. Les cellules sont visualisées dans les tissus par des colorations spécifiques comme l'acridine orange. On les cultive habituellement dans les œufs sur embryon de poulet. Après multiplication dans le cytoplasme des cellules, les bactéries s'échappent dans l'espace extracellulaire et infectent d'autres cellules saines. Elles agissent en émettant une sorte de toxine encore non isolée. Ce sont les agents étiologiques de maladies humaines telles que le typhus, la fièvre tachetée. Le G+C de l'ADN est 29-33 mol %. Le genre comporte 21 espèces, dont l’espèce type Rickettsia prowazekii (S. von Prowazek, microbiologiste pionnier de l'étude du typhus et qui en mourut).

Orientia

Bâtonnets courts (0,5-0,8 x 1,2-3 microns), non mobiles, culture in vitro impossible ; se développent dans l’œuf de poule ou dans des cultures de cellules. La bactérie entre dans la cellule hôte par phagocytose et se multiplie dans le cytoplasme périnucléaire. Les bactéries sont relarguées de l’hôte en étant recouvertes par la membrane cellulaire de l’hôte tels des bourgeons. Gram négatif. Parasites intracellulaires obligatoires. Temps de division, 9-18 h. Très résistants à la pénicilline. Transmis à l’homme et autres vertébrés par des mites. Transmission transovarienne chez les mites. ADN : 28-31 mol % G+C. Une seule espèce, Orientia tsutsugamushi.
 

Famille II. Anaplasmataceae

Elle regroupe des organismes pathogènes de certains mammifères dont l'homme, parasites obligatoires hébergés dans ou sur les érythrocytes ou libres dans le plasma de divers vertébrés domestiques et sauvages, ne se multipliant pas dans d'autres tissus. Certaines espèces se retrouvent chez les tiques. Localisés dans le cytoplasme des cellules réticulo-endothéliales mais jamais dans le noyau. Ils apparaissent dans des inclusions compactes contenant plusieurs individus. Il peut y avoir plusieurs inclusions par cellule. Cette apparence de baie a conduit à leur donner le nom de " morula ". Organismes non mobiles. Cette famille regroupe des formes variées colorées en violet rougeâtre par le colorant de Giemsa, de 0,2 à 0,4 m m de diamètre. Souvent en chaînes ou en amas. Morphologiquement proches des Rickettsies. Pas de croissance sur milieu synthétique. Transmis par les arthropodes. L'anémie est la maladie la plus courante engendrée par ces organismes. L'antibiotique le plus efficace est la tétracycline.

Anaplasma (G. an, sans; G. plasma, forme)

Sur les frottis sanguins colorés par la méthode de Romanowski, les organismes apparaissent dans les érythrocytes comme des inclusions rondes, denses, homogènes, bleu-pourpre de 0,3 à 1 micron de diamètre. Chaque inclusion comprend 1 à 8 sous-unités de 0,3-0,4 micron de diamètre. Les inclusions de certaines espèces ont des appendices. Ce sont des parasites obligatoires des vertébrés, transmis par des arthropodes (tiques) aux ruminants essentiellement. Le G+C de l'ADN est 51 mol %. Le genre comporte quatre espèces, dont Anaplasma marginale, la plus pathogène, agent de l'anaplasmose des bovins.

Aegyptianella

Sur les frottis sanguins colorés par la méthode de Romanowski, les organismes apparaissent dans les érythrocytes comme des inclusions intracytoplasmiques pourpres, de 0,3 à 0,4 micron de diamètre. Chaque inclusion contient jusqu'à 26 sous-unités ou corps initiaux de 0,8 micron de diamètre maximum. Ce sont des parasites obligatoires des oiseaux domestiques et sauvages, transmis par des arthropodes (tiques). Une seule espèce, Aegyptianella pullorum (L. pullorum, de jeunes oiseaux).

Cowdria (E.V.Cowdry, microbiologiste)

Organismes très voisins des précédents, localisés en inclusions dans les vacuoles du cytoplasme des cellules vasculaires de l'endothélial des ruminants. Pas de vecteur connu. Non mobiles. Agent étiologique d'une septicémie des ruminants domestiques d'Afrique connue sous le nom de " heartwater ". Une seule espèce, Cowdria ruminantium .

Ehrlichia (P. Ehrlich, microbiologiste allemand)

Organismes petits, souvent polymorphes, coccoïdes ou ellipsoïdes, isolés ou en inclusions intracytoplasmiques dans les leucocytes de mammifères. Transmis par les tiques. Non mobiles. Ne peuvent pas être cultivés en milieu synthétique ou sur embryon de poulet mais sur des monocytes du sang. Ce sont des agents étiologiques de maladies des chiens, bovins, ovins, caprins, chevaux et de l'homme. Le genre comporte huit espèces. L’espèce type Ehrlichia canis est responsable de l'ehrlichiose du chien, maladie fébrile. E. sennetsu engendre la " rickettsiose sennetsu " chez l'homme également appelée " mononucléose infectieuse ", " fièvre glandulaire", " fièvre de Hyuga " et " fièvre de Kagami "; cette dernière est limitée au Japon. La maladie est traitée par la tétracycline.


Ehrlichia canis
Ristic & Huxsoll (1984) in Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, vol. 1, N.R. Krieg & J.G. Holt eds., Williams & Wilkins pubs., p. 705

Neoehrlichia (genre non reconnu)

Neorickettsia

Organismes petits, polymorphes, localisés dans les cellules réticulaires du tissu lymphoïde des chiens et certains tissus du flet qui constitue le vecteur de ces bactéries. Le cycle infectieux comprend une transmission transovarienne chez le vecteur. Non mobiles, non cultivables en milieu synthétique ou sur embryon de poulet, sensibles à la tétracycline. Se rencontrent sur la côte Pacifique des E.U. Une seule espèce, Neorickettsia helminthoeca (G. helmins, ver ; G. oikos, maison).

Wolbachia (S.B. Wolbach, microbiologiste américain)

Groupe hétérogène de petits bâtonnets et formes coccoïdes. Bonne coloration au Giemsa. Associés aux arthropodes qu'ils rendent stériles. Intra- ou extracellulaires. Se rencontrent également comme non pathogènes chez les invertébrés et les vertébrés. Trois espèces, dont Wolbachia pipientis, hôte du moustique Culex pipiens.

Xenohaliotis (L. xeno, étranger; L. haliotis, nom générique de l’ormeau)

Coccobaciles pléomorphes (0,3 x 1,5 microns), avec une étape sphérique irrégulière (1,4 microns dediamètre), non mobiles, Gram négatif. Se multiplient dans des vacuoles sphériques à ovales intracytoplasmiques et liées à la membrane, situées dans l’épithélium gastro-intestinal de l’ormeau. Non cultivable en milieu synthétique hors de l’hôte. Une seule espèce, Xenohaliotis californiensis.

Famille III. Holosporaceae

Holospora (G. holos, entier; G. spora, spore)

Symbiontes du micronucléus et du macronucléus des paramécies. Existent sous deux formes ; la forme reproductive est un bâtonnet court et fusiforme (0,5-1 x 1-3 microns) ; il donne naissance par fission binaire à la forme infective plus longue (5 à 20 microns). Cette forme se différencie en une portion réfractile avec une extrémité moins dense aux électrons et une partie postérieure qui contient le protoplasme bactérien avec ribosomes et mésosomes. La deuxième portion apparaît sombre aucontraste de phase et se colore avec les colorants spécifiques de l'ADN. Ces organismes sont non mobiles et symbiontes obligatoires. Quatre espèces, dont Holospora undulata.

Odyssella

Bactéries intracellulaires obligatoires de l’amibe Acanthamoeba. Non cultivables en milieu artificiel, croissance uniquement en présence d’amibes à 37 °C. Très virulents au-dessus de 30 °C par la destruction complète de son hôte. Moins virulent au-dessous de 30 °C. Infestation limitée aux espèces des groupes II et III du genreAcanthamoeba. Bâtonnets mobiles Gram négatif. Localisation du parasite intracytoplasmique. L’organisme est entouré d’une couche translucide aux électrons du microscope électronique, dans laquelle on observe des structures vésiculaires directement dérivées de la paroi cellulaire. ADN : 41 mol % G+C. Une seule espèce décrite, Odyssella thessalonicensis.

Rickettsiales non classées

Caedibacter (L. caedes, action de tuer)

Bâtonnets droits ou coccobacilles (0,4-1 x 1-4 microns). Plus de 50 % des cellules contiennent des inclusions réfractiles simples (rarement doubles) ; c'est un ruban protéinique de 10 microns de long, 0,5 micron de large et 13 nm d'épaisseur qui est enroulé dans la cellule (corps R). Les cellules qui en contiennent sont plus larges que les autres. Toutes les espèces sont toxiques vis-à-vis de certaines souches sensibles de paramécies. G+C de l'ADN : 40-44 mol %. Cinq espèces, dont Caedibacter taeniospiralis (L. taenia, ruban).

Lyticum

Grands bâtonnets (0,6-0,8 x 3-5 microns) droits, incurvés ou spirallés, dotés denombreux flagelles péritriches. Il produisent des toxines labiles qui tuent les souches sensibles de paramécies très rapidement par lyse. Non mobiles en dépit des nombreux flagelles. ADN : 45-49 mol % de G+C. Deux espèces, dont Lyticum flagellatum.

Pseudocaedibacter

Bâtonnets (0,3-0,7 x 0,5-4 microns) ne produisant pas de corps R, non mobiles. L'ADN renferme 35 à 39 mol % de G+C. Trois espèces, dont Pseudocaedibacterconjugatus.

Symbiotes

Endosymbionte polymorphe de la punaise de lit Cimex. Non isolé en culture pure. Une seule espèce, Symbiotes lectularius.

Tectibacter (L. tectum, enveloppe)

Bâtonnets droits (0,4-0,7 x 1-2 microns) se distinguant par une enveloppe entourant la paroi cellulaire et visible sur des coupes au microscope électronique. Flagellespéritriches clairsemés. Non toxiques. Mobiles. Une seule espèce, Tectibacter vulgaris chez les paramécies.

 

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